Gratuité des tests : une période transitoire indispensable

Le Palais fédéral bruit à nouveau de monde; les discussions sont vives quant à la nécessité de présenter un certificat Covid. Dans la diversité des propos tenus, le consensus est large quant à l’opportunité de cohérence entre les décisions prises par le Conseil fédéral et les règles mises en œuvre au Palais fédéral.

Les bureaux du Conseil national et du Conseil des Etats ont mandaté leur commission des institutions politiques respective pour élaborer rapidement une base légale permettant de requérir ledit certificat.

La question de la gratuité des tests est également largement discutée, quand bien même le dossier n’est pas encore sur la table des parlementaires Pour ma part, j’estime indispensable de prévoir une période transitoire permettant aux personnes qui le souhaitent de se vacciner.

Avec notamment la rentrée dans les hautes écoles, qui pour la plupart requièrent le certificat Covid, il est important que les jeunes et le personnel puissent s’organiser pour participer ensuite aux cours en présentiel.

Au-delà des décisions politiques en la matière, je suis préoccupée par notre incapacité à dialoguer de manière apaisée et argumentée quant à l’évolution de la situation actuelle. Nous avons la responsabilité de faire face de manière solidaire à la crise sanitaire.

Dans la masse de dossiers traités (AVS, énergies renouvelables, sauvegarde de l’économie sucrière indigène, etc.), je relève une bonne nouvelle qui prend enfin en considération la situation particulière des personnes et familles adoptant un enfant.

Suite à une initiative parlementaire déposée en décembre 2013 par le conseiller national Marco Romano (PDC, TI), le Conseil des Etats a accepté les propositions adoptées par le Conseil national.

Dès lors, les personnes qui accueilleront un enfant de moins de 4 ans en vue de son adoption bénéficieront d’un congé payé de 14 jours, congé à prendre durant la première année d’accueil et pouvant être partagé par les deux parents.

Le processus parlementaire demeure démesurément long pour... un résultat démesurément modeste aussi... En effet, on peut relever que les règlements du personnel des
services publics ou bon nombre de conventions collectives prévoient de manière pertinente un congé allant jusqu’à l’équivalence du congé maternité.

Toutefois, il y a lieu de ne pas négliger le fait que pour bon nombre de personnes, ce droit à un congé d’adoption n’existait tout simplement pas. Je peux imaginer qu’elles continueront à prendre des congés non payés, car accueillir un enfant et tisser un lien d’amour et de confiance nécessite du temps. Toutefois, ces 14 jours d’indemnités compteront assurément. Bref, un petit résultat avec des effets réels pour les familles concernées.

 Elisabeth Baume-Schneider, Les Breuleux
Conseillère aux Etats