Landsgemeinde aux airs de fête et trois jours de session seulement

La semaine de session a débuté le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Les élues au Conseil des Etats ontsouhaitémarquercetévénement. Passer de l’intention à la réalisation s’est traduit par un exercice d’équilibrisme en vue de préserver la dimension symbolique de la salle du Conseil des Etat. Pétries de convictions quant à la nécessité de valoriser la présence des femmes dans le débat politique, il s’agissait de développer à pas feutrés un projet tout en finesse et néanmoins marquant !

La fresque historique est un symbole de la démocratie avec la représentation d’une Landsgemeinde incarnant les vertus du débat politique. M’est venue à l’idée de lui offrir un bain de jouvence en proposant de l’actualiser, en y intégrant les femmes et des éléments du 21e siècle. En qualité de membres du bureau, avec Brigitte Häberli-Koller et Lisa Mazzone, nous avons proposé notre projet à Alex Kuprecht, président du Conseil des Etats, sachant que sa voix est prépondérante au sujet de l’organisation de la salle.

Dans un premier temps dubitatif et redoutant de bousculer les valeurs de quelques collègues conservateurs, en découvrant les esquisses de l’artiste Camille Scherrer et en s’assurant du fait qu’il n’y aurait aucune atteinte au patrimoine de la salle, il a non seulement donné son feu vert, mais également tenu un discours vivifiant en début de séance.

La fresque revisitée prenant place sur les galeries dialoguait avec la tradition et donnait à la salle un air de légèreté tellement bienvenu. Si le résultat fut apprécié, c’est grâce au travail tout en finesse de l’artiste designer qui a soigné les clins d’œil tout en respectant les symboles de la Landsgemeinde. Je vous invite à découvrir le résultat en vous rendant sur le site.

Photo du trompe-l’œil «Air de fête»© Camille Scherrer

Parler d’égalité m’amène à mentionner que nos collègues ont accepté une motion déposée par Eva Herzog et co-signées par l’ensemble des femmes demandant l’organisation d’un permanence téléphonique 24 h/24 destinées aux personnes victimes de violence intrafamiliale.

Par ailleurs, nous avons poursuivi le traitement de la loi Covid-19. Il n’a plus été possible de reprendre l’élément de la participation de la Confédération à hauteur de 80 % des programmes de soutien car le National avait balayé cette proposition par 189 voix contre 6! Avant le vote final de fin de semaine prochaine, la loi évoluera encore et j’espère que nous pourrons y réintégrer le soutien aux entreprises ayant des pertes de l’ordre de 25%, alors que l’option plus contraignante de 40 % a été retenue.

Elisabeth Baume-Schneider, Les Breuleux
Conseillère aux Etats