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s’impliquer, résister, s’engager, rendre compte, se remettre en question...
© artiom vallat unsplash

Le rituel du dernier vendredi matin de la session, qui en quelques minutes confirme l’adoption des 17 textes légaux finalisés en trois semaines de débats politiques me plaît particulièrement.

Il marque le travail entre les deux Chambres, le Conseil fédéral et les services de l’administra- tion fédérale. Ainsi, la loi Covid-19 a fait l’objet de nombreuses négocia- tions et de séances de conciliation entre les deux Chambres. La réalité de la crise a débouché sur d’utiles ajustements, en particulier en faveur des cas de rigueur ou des personnes à bas revenus, ou encore en faveur des milieux culturels et sportifs.

Avec des appréciations certes dif- férentes, en fonction de notre « bord politique», il ne viendrait à l’idée de personne de contester l’impérieuse nécessité de l’intervention de l’Etat pour éviter une impasse à de nombreux secteurs de l’économie et pour prendre en considération la situation difficile de personnes très directe- ment concernées par la crise.

Désormais, il appartient aux cantons de mettre en œuvre leurs propres plans de relance et de sou- tien adaptés aux réalités régionales. Grâce aux « consultations express » menées auprès de ces derniers, d’une part les montants mis à disposition par la Confédération ont significati- vement augmenté et d’autre part, la participation financière cantonale globale a diminué. Ces adaptations sont vitales pour atténuer les disparités cantonales. En effet, cela se saurait si notre canton disposait de la même marge de manœuvre financière que Zurich, Zoug, Vaud, etc.

En définitive, à l’instar des discussions que nous menons toutes et tous, le virus a systématiquement accaparé la première place de nos préoccupations et responsabilités, alors que d’autres objets importants ont été débattus comme le mariage civil pour tous, un train de mesures de soutien aux médias, la prise en charge totale des frais liés à la grossesse et ce même lors de fausse couche, les conditions d’entraînement des jeunes gymnastes, etc...

Et... le virus occupera encore nos discussions et nos vies car les incer- titudes sont assurément massives. La valse des décisions, hésitations, nouvelles décisions, re-hésitations, les mises en garde des expert-e-s, les contestations de certains milieux économiques, les disparités canto- nales et les décisions des pays qui nous entourent installent un senti- ment de cacophonie, érodent notre confiance et nous montrent com- ment l’épopée des mois de mars et avril s’est transformée en un véritable enjeu de société qui nécessite solidarité, humilité et empathie.

Je vous souhaite une période de fêtes aussi sereine, douce et apaisante que possible et j’espère tellement que 2021 nous permette enfin de remettre ce virus à sa place!

Elisabeth Baume-Schneider, Les Breuleux
Conseillère aux Etats

Parti socialiste jurassien

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