Web Journal

s’impliquer, résister, s’engager, rendre compte, se remettre en question...

Des réponses à la crise et à l’évolution de la société

La première semaine de la session d’hiver est à l’image de la vie en société.

Nous adoptons des lois en réponse à la crise sanitaire, sociale et économique et nous poursuivons le traitement de dossiers, au parcours émaillé d’espérance et d’incertitudes.

Le mariage civil pour tous répond à une initiative parlementaire déposée en 2013. L’essentiel s’est joué au moment de l’entrée en matière, avec un débat quant à la pertinence de modifier le code civil ou la Constitution. En fait, la situation actuelle n’est en rien modifiée. On ouvre simplement l’institution du mariage à d’autre couples, comme ce fut le cas à un moment donné pour les couples de confessions différentes, ou encore comme on a renoncé à la tutelle financière exercée par les époux sur leur conjointe.

Le traitement des lois Covid-19 situe l’enjeu des débats au niveau des montants, mais aussi de la subsidiarité des aides fédérales. Régulièrement, mes collègues affirment qu’«il est temps que les cantons et les villes interviennent aussi». Il est clair que les cantons ne jouent pas dans la même ligue en matière de capacités financières. Si des dispositifs sont intellectuellement tout à fait rutilants, encore faut-il que nous disposions de l’argent pour agir !

On peut se réjouir que le Conseil des Etats, à l’instar de la décision du National et contre l’avis du Conseil fédéral, a décidé de resserrer les mailles du filet des aides Covid en abaissant le seuil du chiffre d’affaires de 100 000 francs à 50 000 francs. Les petits indépendants et les microentreprises sont ainsi éligibles aux aides fédérales, avec le regret qu’en dessous de 40% de pertes sur le chiffre d’affaires, aucune aide ne soit possible.

Autre écueil rencontré : le refus de l’effet rétroactif au 1er septembre pour les aides aux personnes liées par des contrats à durée déterminée. Le Conseil des Etats a encore passé à la trappe la loi sur les loyers commerciaux et renonce ainsi à une aide dont aurait pu bénéficier bon nombre de restaurateurs notamment. Je le déplore.

Le premier jour de session fut celui des élections. En qualité de scrutatrice, je poursuis le cheminement d’une possible présidence. Depuis 2014, avec le vote électronique, la mission est tranquille, sous réserve des élections qui se font à l’urne... ou d’une panne du système informatique !

En participant à l’élection à la présidence du Conseil fédéral ce mercredi 7 décembre, je serai à nouveau témoin de la créativité amusante ou déconcertante de certain-e-s député-e-s ne souhaitant pas soutenir le candidat officiel, qui cette année sera Guy Parmelin. D’ailleurs, le Jura est actif dans ces élections avec Pierre-Alain Fridez, scrutateur suppléant. Bref, si les Jurassiens sont des personnes de confiance sous la Coupole, ils le sont aussi à Moutier !

Elisabeth Baume-Schneider, Les Breuleux
Conseillère aux Etats

Parti socialiste jurassien

Commencer une conversation

+41 (0)79 504 20 47

Copyright

Copyright © 2021 Elisabeth Baume-Schneider - Tous droits réservés