L’exemple de la LaMal

A l’origine de la Lamal, il a fallu batailler ferme en faveur d’une révision de fond en comble de l’assurance maladie pour enfin garantir une assurance pour tout le monde contre la maladie, pour concrétiser selon les termes de Ruth Dreyfuss une ambition formidable vieille de plus de 100 ans. Le projet avait d’ailleurs à l’époque été accepté du bout des lèvres en Suisse avec 51,8 % de votes favorables et une acceptation nettement plus massive en Suisse romande avec 83,8% de oui dans le Jura !
De tout temps, le parti socialiste a martelé la cohérence et la nécessité de mettre en relation le financement de la LaMal pour la part des assurés par une participation liée au revenu.
A l’époque le Conseil fédéral pronostiquait un plafond de la participation à 8 % du budget mensuel et on constate aujourd’hui une explosion de ce plafond, subside compris avec des charges pouvant atteindre des sommets vertigineux (24 %) d’indécence pour certains ménages. Ce n’est tout simplement plus possible de continuer ainsi, avec, comme l’affirmait tout récemment notre camarade Stéphane Rossini une solidarité inversée entre les riches et les pauvres et une sollicitation extrême de la classe moyenne. Pour faire simple, plus on gagne, moins on paie pour la santé. Vous en conviendrez, c’est pour le moins paradoxal dans un système de santé social.